En direct d'Image Aiguë... Créations théâtrales professionnelles dans lesquelles jouent des comédiens adultes, enfants, adolescents de différentes nationalités habitant la France et l'étranger, autochtones ou immigrés qui parlent sur scène leur langue d'origine dans un désir de tolérance et de paix.


Live from Image Aiguë... Professional theatrical creations in which play adults, children, teenagers actors with different nationalities, living in France or abroad, native or immigrant, that speak their own language on stage in a desire of tolerance and peace...
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Diyarbakir, Mardi 19 octobre 2010 - Le temps d’une traduction :

Notre traducteur se prénomme Ömer (prononcer Eumer, il y tient), ici, comme ailleurs, il est indispensable. Dès que nous voulons parler ou que quelqu’un nous parle, nous le cherchons du regard comme des enfants sans leurs parents, avec nos yeux alertes.

La complicité de Christiane avec son traducteur est décisive pour la suite des ateliers. Il est sa voix et le premier jour permet de rôder cette relation entre la metteur en scène et sa version kurde.

Au début, les consignes sont relativement simples puis rapidement elles se précisent, les histoires s’étoffent C’est à ce moment là que l’interprète rentre vraiment en scène.

Pendant qu’il parle, le temps s’arrête et les visages se figent pour comprendre. Il est le fil qui nous relie à eux. Il arrive qu’il ne juge pas utile de traduire certaines remarques, celles qui font la convivialité d’un atelier, celles qui mettent à l’aise les comédiens amateurs. Christiane le sait et insiste pour traduire ses commentaires, ses blagues ou ses compliments ; pour ne pas rompre le fil, pour entretenir l’attention, pour que la leçon de théâtre devienne un lieu de rencontre.

Le temps de traduction hache parfois les ateliers mais c’est une latence qui tranche avec l’immédiateté et l’impératif de la rencontre, il en est une à lui tout seul.

- Pierre

Diyarbakir, Tuesday October 19th 2010 – The time of an audition

Our translator is named Ömer (pronounce « Eumer », he insists). Here, like everywhere, he’s indispensable. As soon as we want to talk or that everyone talks to us, we look for hom like children without their parents, with our alert eyes.

The complicity between Christiane and her translator is decisive for the continuation of the workshops. He’s her voice and the first day enables to run in this relation between the director and her kurdish version.

At the beginning, the instructions are relatively simple, the rapidly they become more precise, the stories grow. This is the moment when the translator really goes on stage.

When he talks, the time stops and the faces freeze to understand. He’s the link between us and them. Sometimes he finds useless to translate remarks, the ones which make a workshop joyfull, the ones which make amateur comedians confortable.

Christiane knows that and insists that her commentaries, jocks and compliments must be translated ; to not brake the link, to maintain the attention, to make the theatre lesson a place of meetings.

- Pierre